Ces migrants sont transportés dans les camions de transport des marchandises fraudés par les commerçants arabes. Pour ce faire, les camions transportant les produits algériens – y compris le lait en poudre, céréales, huile, ciment, et boissons – vers le Nord du Mali notamment Gao, Kidal et Tombouctou, à leur retour amènent les migrants clandestins. Un voyage en camion qui dure normalement trois jours, est un voyage de peur de ne pas se faire braquer par les bandits armés, peur de ne pas crever de soif en cas de panne de véhicule, un voyage d’incertitude d’arriver en Algérie, c’est le voyage clandestin des migrants subsahariens.
En plus, il est important de mentionner le rôle que joue les passeurs dans ce voyage. Les passeurs sont un groupe d’hommes qui accueillent les migrants clandestins à Gao d’abord avant de les acheminer vers l’Algérie en collaboration avec les chauffeurs des camions. Ils sont un élément important pour les migrants étrangers qui d’autres font leur première expérience de voyage clandestin vers Algérie. Les passeurs facilitent le voyage des migrants clandestins. Ils négocient le prix du transport des migrants avec les chauffeurs. Par conséquent, un migrant étranger peut payer 100 000 francs ou plus pour prix de transport tandis que le migrant malien passe directement pour négocier avec le chauffeur et arranger son voyage, il peut payer 25 000 à 40 000 francs pour son voyage ou même gratuitement s’il se sert de ses relations sociales.
Un trajet de 2961 km, qui traverse le désert du Sahara, une voie de sable et des cailloux, c’est la route Mali-Algérie, c’est ce qui définit le voyage des migrants clandestins vers l’Algérie.