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Pression économique imposée par le GSIM au Mali

Pression économique imposée par le GSIM au Mali

Des gens attendent devant une station-service. © Facebook

Depuis juin 2025, le GSIM (Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans), affilié à Alqaida s’est renforcé dans le sud Mali. Il attaque régulièrement les positions de l’armée malienne. Plus loin, il impose désormais une pression économique à travers des blocus sur des villes du sud, l’interdiction de l’importation du carburant, la destruction des usines et enlèvements des étrangers.

En Août 2025, les combattants du GSIM ont ciblés les usines des Chinois dans la région de Kayes et de Ségou. Ils ont incendié une grande partie des usines avant de disparaître avec plusieurs otages dont 11 Chinois.

En représailles à l’implication des populations des régions de Kayes et de Nioro dans les attaques simultanément menées par le GSIM contre les positions des FAMAS (Forces Armées Maliennes) dans ces localités, le groupe djihadiste a d’abord interdit le voyage à toute personne native des localités citées, avant d’interdire les importations de carburant dans le sud du Mali.

Mardi, le 01/07/2025 les djihadistes du GSIM ont attaqué en simultanéité sept positions des FAMAS dont celles de Kayes et de Nioro et infligé de lourdes pertes humaines et matérielles à l’armée. Cependant, les djihadistes ont également encaissé considérablement à travers le soutien de la population aux soldats maliens. En effet, des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux montrent les civils sur les champs de bataille, démasquant les djihadistes ; des vidéos dans lesquelles la jeunesse de Kayes s’est prononcée sur son soutien aux      FAMAScontre les djihadistes du GSIM. Ces événements ont profondément affecté les djihadistes, qui ont ensuite, en Août, les combattants du GSIM ont cibles.

Plus tard le 05 septembre 2025, les djihadistes ont arrêté des citoyens maliens natifs de Kayes sur la RN1 (route nationale 1) et les ont emmenés avec eux. Cet enlèvement vient signifier l’importance de la décision du GSIM d’imposer un blocus dans ces régions. En effet, les habitants de ces régions majoritairement commerçants, connus dans le commerce import et export, souffrent depuis le 03 septembre d’interdiction ferme de voyage. Pour renoncer et demander excuse à ce qu’elle avait avancé contre le GSIM, la jeunesse de Nioro, dans une nouvelle vidéo circulaire sur les réseaux sociaux, parle et supplie les djihadistes d’enlever le blocus et l’embargo à Kayes et Nioro parce qu’ils ont déjà trop enduré. Mais, aucune réponse de soulagement n’a été donnée de la part du groupe islamique.

En plus de cela, la compagnie de transport « DIARRA transport », l’une des plus grandes de transport routier du Mali, a été aussi interdite de fonctionner. Le GSIM désormais très influent dans le sud du Mali, informe à travers un communiqué que la compagnie a été complice dans les opérations des FAMAS qui ont enlevé des simples civils des bus de Diarra, les qualifiant des djihadistes. En représailles à cela, un embargo a été imposé sur la compagnie DIARRA. Des semaines après, la gérante de la compagnie est sortie de son silence dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux pour demander pardon au GSIM et le supplier d’enlever l’embargo. En réponse, une seule condition a été dictée à la compagnie par le GSIM à savoir le port de voile par toutes les femmes passagères dans cette compagnie et ainsi que dans les autres compagnies. En effet, la compagnie devait reprendre ses activités de transport le 23 octobre 2025 quand le gouvernement malien à son tour, interpella la gérante de Diarra Transport et décréta un arrêt de travail de la compagnie le 22 octobre jusqu’ à nouvel ordre.

Le GSIM dans un communiqué, interdit l’importation de carburant au Mali. Dans ce communiqué, le GSIM accuse le gouvernement malien d’injustice dans la gestion du carburant. Il informe que le carburant est refusé à la population rurale sous prétexte que les villageois vendent le carburant aux djihadistes. En représailles, le GSIM intervient pour interdire l’importation du carburant au sud du Mali. Par conséquent, des chauffeurs ont été tués, d’autres enlevés ; plusieurs citernes bien remplies ont été brûlées, d’autres vidées par des djihadistes après avoir rempli leurs motos parce qu’ils ont tenté de négliger la mise en garde du GSIM.

Cette situation a obligé le gouvernement de réfléchir à une possibilité de ravitaillement en carburant dans le sud du Mali. Parce que les populations de cette partie du Mali viennent croire à la force de mal du GSIM et de démentir la montée en puissance de l’armée.

Une escorte militaire terrestre et aérienne accompagne désormais les citernes pour importer le carburant. Ce ravitaillement prend au minimum 4 à 5 jours pour rentrer. Par conséquent, le carburant devient insuffisant dans la capitale du Mali ainsi que dans les régions du sud. Un sérieux embouteillage existe aux stations de carburant. Le besoin et le manque de carburant obligent certains usagers routiers à passer de nuit à la station de carburant afin d’avoir quelques litres. Les taximen rentrent en chômage ; les électriciens et autres chôment aussi dans la capitale du Mali où le courant électrique n’est que pour 6 sur 24 heures. Les vendeurs détaillant qui peinent à payer le carburant à la station, le revendent très cher ; 1,5 litre est clandestinement vendu 3 000 francs ou plus.

Le 29 janvier 2026 les combattants du GSIM ont infligé la plus grande perte de carburant en brûlant plusieurs dizaines de citernes entre Kayes et Djiboli. Cette opération des hommes du GSIM intervient après deux mois de timidité ; c’est deux mois étaient donc consacré à la planification de cet incendie de carburant sans précédent. Le gouvernement du Mali qui depuis plusieurs mois importait le carburant de la Cote d’Ivoire, avait voulu améliorer son stockage de carburant pour soulager les populations au mois de Ramadan qui est à deux semaines en important du carburant également du Sénégal, mais cette stratégie n’a pas échappé au GSIM qui a osé attaquer l’escorte militaire avant de brûler toutes les citernes du convoi. Des vidéos virales sur les réseaux sociaux (Facebook, Tiktok et Whatsapp) montrent les actes barbares des combattants du GSIM.

A la même date du 29 janvier 2026, le GSIM revendique l’attaque catastrophique contre la base militaire nigérienne et l’aéroport du capitale nigerienne, Niamey. C’est la deuxième fois que le groupe islamique attaque un aéroport après l’attaque contre l’aéroport de Bamako.

Il est essentiel de noter les conséquences que subissent le Mali et les Maliens à cause des blocus et les embargos imposés par le GSIM affilié à Al-qaida. Ces impositions des djihadistes ont rendu la vie plus chère que jamais au Mali. Plusieurs couches rentrent au chômage, notamment les électriciens, les transporteurs, les électromécaniciens. Parce que ce manque de carburant est venu s’ajouter au délestage régulier que vit le Mali depuis le début de la transition. En plus de cela, les natifs de Kayes, Nioro et de Léré restent immobiles dans leurs villes sans autorisation de voyager.  Cette situation a augmenté à la crise économique dans ces villes maliennes. Le transport devient rare sur toutes les voies routières reliant Bamako aux autres villes du Sud. La capitale économique et administrative malienne est désormais difficile d’accès à cause l’influence des djihadistes malgré tous les efforts que le gouvernement malien fournit. Le peuple malien s’inquiète de la situation alarmante du pays ; les attaques armées, l’incendie des usines, les tueries et les enlèvements se multiplient dans le sud du Mali et obligent les citoyens à se poser la question « Veulent-ils prendre le pouvoir ou juste faire souffrir le Mali et ses frères de l’AES ? »

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